MINPROFF

LE PARRICIDE

LE PARRICIDE

Du latin parricidia, le parricide est le fait de tuer son père, au sens propre du mot. Toutefois, cette expression  se définit dans le dictionnaire Le Petit Robert comme étant le meurtre du père, de la mère, ou de tout autre ascendant légitime.

Ce qui caractérise le parricide c’est l’existence d’un lien de parenté entre le meurtrier et sa victime. Le parricide est universellement condamné.

Pour qu’il y ait parricide, il faut cumulativement, l’élément légal, l’élément matériel et l’élément moral.

  • L’élément légal du parricide (Parricide un meurtre aggravé)

L’élément légal réfère aux dispositions du Code Pénal qui prévoient et répriment cette infraction. Toutefois, il est intéressant de rappeler, selon la doctrine, que le meurtre est par définition, le fait de donner volontairement la mort à autrui. Pour qu’il y ait meurtre il faut un acte de violence commis sur autrui et que cet acte ait pour effet, la mort de la victime. Il faudra également que l’auteur de l’acte l’ai accompli volontairement et dans l’intention de donner la mort. La peine est l’emprisonnement à vie (Article 275 du Code pénal).

Quant au parricide, il est prévu et réprimé à l’article 351 du Code pénal sous l’expression « Violences sur ascendant » et qui stipule que :

« la peine prévues à l’article 275 ci-dessus est la mort, et celle prévue aux articles 277 (Blessures graves) et 278 (coups mortels), du présent Code est l’emprisonnement à vie, si les infractions visées par lesdits articles ont été commises sur les père et mère légitime, naturels ou adoptifs, ou sur tout autre ascendant légitime, du coupable et les peines prévues par les articles 279 (1) (Coups avec blessures graves), 280 (Blessures simples), 281(Blessures légères) ci-dessus sont doublées ».

  • L’élément matériel du parricide

Cet élément va être caractérisé par l’application d’un acte ou d’un geste d’autrui ayant entraîné la mort d’une personne en l’occurrence les père, mère ou tout autre ascendant de l’auteur présumé. Il va falloir prouver qu’un acte positif de violence a été commis par l’auteur. On considère généralement que le meurtre ou  dans notre cas, le parricide, est une infraction de commission et  ne sera pas caractérisée par une simple omission. Par ailleurs, le moyen utilisé s’avère indifférent, peu importe que l’auteur ait utilisé une arme, ou qu’il ai tué à mains nues. Toutefois, il existe une hypothèse particulière dans laquelle le moyen s’avère important en effet lorsque la mort se trouve due à l’administration de substance mortifère. Cela caractérisera l’empoissonnement.

  • L’élément moral du parricide

Pour que le meurtre ou le parricide soit caractérisé, il va falloir prouver l’intention criminelle, c’est-à-dire qu’il va falloir prouver que l’acte ayant causé la mort de la victime a été commis volontairement par son auteur. Mais ce n’est pas tout, car il faudra également prouver que le résultat de cet acte a été voulu par l’auteur. Il va en outre falloir prouver l’intention d’homicide,  on dit alors que le meurtre/parricide suppose qu’il a été accompli par une personne qui souhaitait donner la mort. La mort doit nécessairement être le résultat recherché par l’auteur.

NB : Attention il ne faut pas confondre cet élément avec la préméditation. Le meurtrier accomplis son acte à l’encontre d’une personne déterminée. C’est la raison pour laquelle on considère que la volonté d’obtenir la mort d’autrui existe quand bien même l’agent a voulu la mort non pas d’une personne déterminée mais d’une ou plusieurs personnes quelconques.

  • Actions du Ministère de la Promotion de la Femme et de la famille

A la lumière du point de droit sus rappelé, il convient de noter que le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille est un acteur majeur pour la sensibilisation des populations, communautés et familles en vue de la prévention des violences notamment des violences faites aux femmes et de plus en celles qui visent les ascendants (pères, mères et tout autre ascendant des présumés auteurs).

Il s’acquitte de cette mission à travers :

  • L’élaboration des documents d’orientations et supports de communication sur les violences basées sur le genre et les violences conjugales, domestiques et familiales ;
  • La vulgarisation des instruments juridiques de protection et de promotion de la femme et de la famille ;
  • La mise en œuvre de différents programmes tels le Programme de la parentalité positive et d’Education Complete a la Sexualité ;
  • La promotion de la communication non violente au sein des familles et des communautés ;
  • etc

En somme, la recrudescence des cas de parricides et de matricides est interpellateur, les actions mises en place par le MINPROFF, bien qu’elles s’inscrivent en droite ligne de la fonction de prévention de la loi pénale, restent limitées et nécessitent des sanctions / actions exemplaires pour que cessent ces comportements antisociaux qui mettent à mal l’harmonie et la paix dans nos familles, communautés et dans notre pays.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *